Sasuke, le Parkour façon nippone

A l’heure ou cet article est publié la nuit est tombée à Tokyo et les Japonais sont partit se coucher avec, pour certains,  la ferme intention de se remettre au sport dés demain.
Ceux-là viennent de Regarder le Show Sasuke Rising en prime time sur TBS
Sasuke car c’est le nom du Show et Rising car la 28eme édition de cette émission bi-annuelle à bien faillie ne jamais voir le jour.

La societé qui produisait le show ayant fait faillite peu de temps après la diffusion du 27eme opus et la grosse communauté de fan s’inquiétait de ne plus jamais voir le show à l’antenne et ce n’est qu’il y a quelques mois qu’a finalement été annoncé  par TBS le retour du show retour après plus d’un an d’absence.
Cerise sur le gâteau, la présence des participants les plus marquants, les All-stars.

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Appelé Ninja Warrior à l’international, Sasuke est un Show diffusé sur TBS depuis 1997 ou 100 participants affrontent un parcours d’obstacle d’une difficulté insensé
Le Show dur en moyenne entre 3 et 4 heures et l’on y voit la liste des participant s’amoindrir de stage en stage pour rarement en voir un atteindre l’ultime quatrième niveau, aussi appelé le Kanzenseiha

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Dans Sasuke, pas le droit à l’erreur, les participants ont un seul essai et uniquement une petite partie d’entre eux viendra à bout du plus simple et pourtant déjà si compliqué first stage.

 

 

Beaucoup d’entre vous auront surement reconnu Menu W9, une émission ou deux présentateurs commentaient de manière totalement aléatoire et profanes des shows japonais comme Sasuke ou Takeshi castle.
W9 remâchait en fait la version déjà retravaillée pour l’international de G4, Ninja Warrior, version extrêmement émincé du show ,de 3 a 4 heures on passait à des épisodes de 40 min.
Mais même si la chaîne américaine G4 avait retravaillée le show à la truelle, cette initiative a tout de même permis à énormément de monde de découvrir Sasuke et surtout de voir les épisodes dans l’ordre.
Et c’est seulement ainsi que Sasuke prend tout son intérêt.
On pourrait se lasser de voir des participants lambda tenter leur chance sur le parcours d’obstacle mais voir nos candidats préférés revenir années après années miser leurs mois d’entrainement quotidien sur quelques dizaines de secondes, le show en devient tout simplement fascinant.
Difficile de vous en dire plus sans vous spoiler car le show et ses participants vous réserve un gros lot de surprises au fil des saisons, et de toute façon Sasuke ça ne se raconte pas; ça se regarde, ça se vit, ça se sent mais surtout ça se pleure de joie ou de peine mais toujours comme un homme, un vrai, un dur, un tatoué.
Pas la peine de vous cacher que tout ce que vous venez de lire servait en fait d’enrobage à la courte vidéo présente au milieu
Une vidéo qui devrait servir à elle seule à vous convaincre de laisser une chance à ce qui est surement le plus grand show télévisé du japon voir du monde.

Alors si tu veux bien, excuse-moi je te tutoie, passons donc au travaux pratiques maintenant que t’es dans la confidence.

  • Par ou je commence ?

Eh bien, comme je te le disais plus haut, par le début.
Alors tape donc dans google Sasuke #1 Ninja Warrior #1 ou encore Ninja Warrior 1  1 ( puis 1  2 ) et tu devrais rapidement trouver ton bonheur sur youtube.

Et je te conseil vivement les versions originales a partir des épisodes 20+, les participants américains étant de plus en plus nombreux et G4 ne laissant que peu de place aux autres, même certaines des all-stars seront parfois coupées au montage.

  • Kunoichi, Women of Ninja Warrior


C’est la version féminine de Sasuke
Si Sasuke faisait référence à un célèbre ninja de compte japonais, Kunoichi est tout simplement le mot désignant une femme ninja.

Seulement 8 émissions seront diffusées et ici aussi on aura le droit à notre lot de participantes charismatiques dont certaines viendrons tenter leur chance dans Sasuke.
Les obstacles feront beaucoup plus appellent aux réflexes ainsi qu’a l’équilibre là ou Sasuke est souvent une histoire de force pur et d’agilité et si la 8eme émission de Kunoichi vire à la farce les 7 premières valent vraiment le coup d’oeil.

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Pour moultes raisons.

  • Sasuke dans le monde


La nouvelle est toute fraîche et a remplie de joie le coeur des fans européens.
En effet une version européenne sera bientôt produite et un parcours de sélection se baladera dans toute l’Europe permettant aux participants de se qualifier pour un grand show regroupant les meilleurs européens.

D’autre pays organise leur propre version de Sasuke permettant souvent au plus performant de décrocher le Graal, une qualification pour la version japonaise.
La plus connue est celle de feu G4, American Ninja warrior
Cette version dénature assez largement le show, le but ici n’était pas de vaincre le parcours mais d’être dans les 10 meilleurs pour gagner une ticket pour le japon.
Aussi G4 promettait une grosse somme d’argent si un américain gagnait la version nippone dénaturant donc encore plus l’esprit de Sasuke.

Mais les étrangers n’ont pas attendu G4 pour tenter leur chance et vous verrez au fil des émissions de nombreux athlètes olympiques du monde entier venir se frotter au parcours le plus dur du monde.

Pour terminer, même si les Français on tendance a se gargariser d’avoir inventé le Parkour, il est toujours bon de rappeler que cette pratique est née bien plus près du Japon, à Hong Kong.

 

Shibuya-Kei – Partie1 : hipster before it was cool

Nous sommes en 1990 et les charts nippones sont envahies par le Beiijun-Kei, nom désignant un ensemble de groupes issues de l’agence artistique Being et avec en tête de gondole le groupe B’z, futur recordman des ventes d’albums au japon.

Si les B’z ne sont pas ce que la culture mainstream a produit de pire, leur son de l’époque est assez proche des openings des années 90, léger et entraînant mais aussi pas loin de la soupe avec un bon vieux synthétiseur dans l’air du temps.


Taiyō no Komachi Angel premier gros tube des B’z extrait de leur 3eme album Break Through

C’est dans cette atmosphère de pantalon en cuir et santiags que les médias nippons découvrent qu’une petite partie des groupes arrivant a ce hisser dans le top 50 nippon, l’Oricon chart, réalisaient la majeur partie de leur ventes seulement chez quelques disquaire de Shibuya, l’arrondissement branché de Tokyo, et sans passer par les plateaux télé.
En effet, une partie de la jeunesse branché et anti-mainstream, avait désigné pour porte drapeaux les Flipper’s Guitar
Leur style soigné ainsi que celui des Pizzicato Five, inspiré de la nouvelle vague française, servi de modèle pour le style vestimentaire qui accompagnait le mouvement.
Le nom de Shibuya-Kei, le style de Shibuya, était tout trouvé

À cette époque, il est difficile de définir un son précis pour le Shibuya-Kei, les uns s’inspirant plutôt de la pop anglo-saxonne, les autres de Gainsbourg ou des yéyés. Mais ces groupes avaient pour point commun de tirer leurs influences majoritairement de la musique européenne contrairement à la J-pop dite mainstream qui s’était façonnée autours du modèle américain depuis 40 ans.
Si Shibuya est le centre névralgique de la mode c’est aussi un repaire de disquaires , des grandes enseignes aux nombreuses petites boutiques spécialisée dans des styles plus ou moins obscures il était assez naturel de voir ce type mouvement émerger là-bas.

Le groupe Flipper’s Guitar reste encore aujourd’hui l’icone du Shibuya-Kei malgré sa courte existence et son style assez éloigné de celui que définiront les Pizzicato 5 quelques années plus tard.
Fondé en 1989 le groupe à pour leaders les deux chanteurs/ guitaristes Kenji Ozawa et Keigo Oyamada

Ozawa à gauche et Oyamada à droite qui deviendra bientôt Cornelius.


Summer beauty 1990 extrait de leur second album Camera Talk

Le groupe connait une ascension fulgurante au moment de la création médiatique du Shibuya-Kei et multiplie les plateaux télés enchaînant également les provocations vis à vis de ce qu’ils considéraient comme la culture mainstream japonaise.

Lors de la remise d’un prix télévisé de jeune talent, le batteur s’exclama qu’il était impatient de l’apprendre à sa mère qui vivait toujours à la campagne et quand le maître de cérémonie lui demanda d’ou il venait il répondit… Tokyo. The hipstering is over 9000

Nous sommes en 1991 et avec 3 albums en 2 ans les Flipper’s Guitar  et le mouvement Shibuya-Kei on rentré le pied dans les medias mainstream et c’est pourtant a ce moment là que les journaux annonces leur séparation sans plus d’explication. Ils en seraient en fait  venu aux mains a cause d’un amour commun pour une idol de l’époque.

Kenji Ozawa, le diplomé de Todaï, quitta le monde de l’indé pour tenter une percée dans le mainstream sans grand succès mais c’est  Keigo Oyamada qui nous intéresse ici
il changea de nom pour celui de Cornelius, en référence au singe savant de la planète des singes, et commença une carrière solo ainsi qu’une carrière de producteur.


Moon Walk et girl meets cassette – extrait du second album de Cornelius 69~96

Son parcours sera intimement lié à celui des pizzicato 5, l’autre groupe marquant du Shibuya-Kei

Fondé au début des années 80, il connu de nombreuse arrivées et départ  jusqu’à sa séparation en 2001, mais c’est sous la forme du Trio formé par les deux membres fondateurs  Yasuharu Konishi et K-Taro Takanami  ainsi que de la chanteuse fraîchement arrivée Maki Nomiya que le groupe connu ses premières heures de gloires avec l’émergence du Shibuya-Kei et l’album This Year’s Girl en 1990

Yasuharu Konishi à gauche, K-Taro Takanami à droite et Maki Nomiya

Si les influence françaises sont surtout visuelles chez les Flipper’s Guitar, elles sont omniprésentes dans la musique des Pizzicato five
Par exemple dans le morceau  I (All About Me) issue de l’album This Year’s Girl

Baby Love Child également issu de cet album fut utilisé dans un épisode de Futurama une dizaine d’années plus tard


C’est en 1993 avec l’album Bossa Nova 2001 que les Pizzicato Five connaîtrons leur apogée au japon, l’album indé se classa 7eme dans les charts nippone.
Produit par Cornelius à peine lancé dans sa carrière de producteur, l’album codifiera le style Shibuya-Kei quelque part entre la house, la bossa nova, le disco et les yéyés.


Sophisticated Catchy de l’album Bossa Nova 2001, un terme qui colle parfaitement au mouvement.

L’année suivante le groupe s’exportera au état-unis avec la compilation Made in USA qui se vendra à 200.000 exemplaire à travers le monde.
K-Taro Takanami quitta le groupe peu de temps après et c’est sous la forme d’un duo que le groupe commença une tournée international.
En 1997 les pizzicato 5 sortent pour la première fois  un album inchangé au japon et en occident, Happy End Of The World 

Beaucoup connaissent surement le morceau Mon Amour Tokyo issu de cet album, il accompagnait l’un des nombreux AMV de l’age d’or de game one qui occupaient l’espace entre un level one et une game zone.

1997 est aussi l’année ou Cornelius sort l’album Fantasma
L’album est souvent cité comme étant la pépite du mouvement
Il represente en effet parfaitement la facette originel du mouvement, celle du rat de music-store, cherchant ce qu’il-y-a de bon a prendre partout sans se soucier du style.

Avec Cornelius et les Pizzicato 5 le Shibuya-Kei joui alors d’une assez grande popularité à travers le monde que ce soit chez les fans du japon ou du côté des adeptes de musiques indés.
Ironiquement pour un mouvement nés du rejet de la j-pop, les médias spécialisés occidentaux parleront alors de la Japanese-pop explosion.

Les Pizzicato 5 se séparent en 2001 après la sortie d’un dernier album ça et là du Japon
C’est également cette année la que Cornelius sort l’album Point avant une pause musicale de 5 ans.

Les années 2000 sonne le glas du mouvement, le style étant repris partout, servant plus d’alibi branchouille à l’instar des grosses lunettes sans verre de nos hipsters que d’une réelle revendication culturelle.

Le mouvement n’est plus une contestation du système mais en fait partie intégrante.
Pour autant, il aura permis d’instaurer une alternative à la J-pop dans l’industrie musicale japonaise.

D’autres artistes ont marqués le mouvement comme Kahimi Karie ou Fantastic Plastic Machine et de nombreux groupes continuent de s’en revendiquer comme Capsule ou Perfume, Mais nous verrons ça en partie 2.
Sans oublier de parler de la suite de la carrière de Cornelius, appelé souvent le Beck japonais, qui collaborera d’ailleurs avec lui sur laB.O. de Scott Pilgrim.

Ps : Je suis personnellement un gros fan d’Opening, notamment des années 90 alors n’y voyez aucunes attaques.
Je pense qu’on a tout a fait le droit d’écouter de la soupe d’y prendre son pied sans oublier que beaucoup d’opening sont d’excellentes qualités.

Source
http://neojaponisme.com/2004/11/15/the-legacy-of-shibuya-kei-part-one/
Beaucoup d’info on été tirées de ce dossier en 6 parties, en anglais et un peu indigeste car remplis de références un peu obscures mais parfait si vous souhaitez approfondir le sujet.

http://en.wikipedia.org/wiki/J-pop
Sur les influences américaines de la j-pop principalement

http://aldric.over-blog.org/article-2082974.html
http://www.nautiljon.com/people/pizzicato+five.html
http://imomus.com/jpop.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Cornelius_(musician)
http://en.wikipedia.org/wiki/Pizzicato_Five
http://www.j-truc.com/2009/07/19/cornelius/
http://francetrotting.canalblog.com/archives/2010/09/21/19126195.html

Déménagement

Bonjour

J’aurais du le faire bien avant mais je viens vous annoncez ( toi les 2 ou 3 à lire ça )  que je ne posterais plus, ou presque, de dessins sur le blog.

J’ai ouvert une page Facebook et je trouve cette plateforme beaucoup plus approprié qu’un blog si ce n’est que pour du dessin.

ça se passe par ici : http://www.facebook.com/Mel0k

Normalement vous pouvez regarder ce qu’il s’y passe sans être inscrit à Facebook.

J’y parle beaucoup de mon nouveau projet, CyberPunk & Graffiti

Je me servirais encore surement de ce blog pour des conseils de lectures manga ou encore pour partager quelques vieilles chansons de varièt japonaises dont je suis friand  ( chacun ses vices )

Sur ce n’hésiter pas a faire des tours régulier sur la page FB, je suis assez actif en ce moment et merci d’être passé par-là !

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Bonbon

Gallypede

Deuxième billet aujourd’hui pour tenir au courant ceux que je n’aurais pas encore  saoulé sur FB et Twitter de cette histoire. ( le mot projet étant un peu fort ici )

Avec 2 potes ( twittos comme on dit dans le milieu ) on s’est lancés dans une bande dessinée improvisée.

À la manière d’un cadavre exquis nous nous sommes passés la main sans qu’aucune direction scénaristique ne soit donnée. Ce n’est clairement pas une bonne BD mais au final le chapitre tiens étonnement presque la route.

Vous pouvez lire le premier chapitre ici http://gallypede.wordpress.com/ ou sur cette superbe page Facebook http://www.facebook.com/pages/La-B%C3%A9d%C3%A9-collabo/442548062441958

Et si ça vous dis de participer pour une planche, même sous la forme d’une illustration, tenez moi au courant.

Batcat ou Catman